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Titre

Récits StarCraft II des joueurs


Status : En cours d'écriture
Histoire : Histoire Terran
Auteur : MKD
Chapitres : 1 - 2 - 3 - 4 - 5

Mission V : Sauvetage et éclaircissements

Je me sens trop mal, mais visiblement je suis vivant. Je tousse si fort, que j’ai l’impression de me briser. Que de douleur et de souffrance !

Je n’ouvre pas les yeux, trop faible pour le moment, je ne sais même pas où je me trouve, je sais seulement qu’un drôle de silence m’entoure depuis mon retour à la vie.

J’attends encore un peu, je ne sais pas combien de temps, j’ignore tout, je sais seulement que le caporal est mort, que les hangars se sont effondrés sur moi, du moins en partie. Mais je ne suis pas mort, la faucheuse ne semble pas ravie de m’avoir de son côté.

J’ouvre finalement un œil, il n’y a que la nuit et la poussière. Après un moment, je distingue les débris immense qui sont au-dessus de moi : aucun ne semble m’écraser, la douleur n’est du qu’aux effets secondaires de ma prise de boost involontaire.

Hum, quelqu’un voulait me voir m’enfuir, mais je me demande bien qui ? Un de mes camardes de la Fédération Terran ?

Au fond de moi, un fol espoir m’envahit, on va peut-être venir m’aider, peut-être que tout ceci est enfin terminé !

Un bruit m’alerte, mais dans mon état je ne peux guère bouger, je tentes seulement de paraître le plus mort possible, peut-être arriverais-je à tromper l’ennemi ?

Quand le combat est perdu d’avance, tenter de tromper l’ennemi pour mieux le détruire ensuite !

C’est une des phrase que le capitaine nous disait parfois, même s’il savait que notre rôle à nous, les Marines, c’est plutôt de tirer dans le tas, plutôt que de réfléchir.

Je ne sais pas vraiment ruser, mais paraître mort n’est pas difficile, dans l’état ou je suis…

Une lampe déchire l’obscurité poussiéreuse où je me trouve, sous les débris. Habilement, une ombre se glisse jusqu’à moi. On me prends le pouls, d’un mouvement rapide, je saisi le Fantôme avant qu’il puisse agir.

« Tues moi ou je te brise le bras ! »

Ma voix n’est qu’un grincement rauque, ou se mêle une espèce de supplication, je me déteste.

« Te tuer ? »

Derrière l’équipement du Fantôme, je ne vois rien, mais je distingue une légère surprise dans la voix.

« Je n’ai pas l’intention de vous éliminez, vous êtes quelqu’un de très intéressant. »

« Vous êtes de la Fédération Terran ? »

« C’est compliqué à expliquer, mais je suis pas un ennemis. »

J’ai du mal à le croire, je n’ai pas vraiment eu de chance avec les autres jusqu’à présent.

« Je n’y crois pas, je sais que tu es un ennemi, mais je n’ai pas vraiment de force pour me défendre. »

« Allons mon ami, je peux vous assurer que je suis de votre côté, en attendant, on va vous sortir de là ! »

D’autres personnes arrivent, des Marines, mais je ne vois pas leurs armures dans la pénombre, ils me soulèvent sans gestes brusques.

« Amenez le au vaisseau, je dois encore trouver le caporal ! »

Ce Fantôme veux tuer celui à qui j’ai explosé la tête. Je parle d’une voix chevrotante.

« Le caporal Banners est mort, je l’ai tué moi-même ! »

Je rigole, torturer à chaque secousse.

« Je lui ai exploser le caisson à cette enflure. »

« Vous l’avez abattu ? »

« Affirmatif lieutenant ! »

« Incroyable. »

« Je suis un Marines de la Fédération Terran, il n’y a rien d’impossible à ceux qui agisse avant de réfléchir trop ! C’est ce que me disait le capitaine. »

Je me sens trop faible, j’ai trop forcé, mon corps me fait tellement mal, que j’ignore si un jour je pourrais sentir autre chose que cette affreuse douleur.

Je veux tenir le coup, mais je me sens transporter à travers un corridor, je regarde par delà les vitres : l’espace, de l’autre côté, une immense boule se scories de découpe : Colonie !

Je sais pas où je suis, mais je ne peux plus rien faire, je me sens aspirer dans les ténèbres.

J’ouvre lentement les yeux, je suis dans une chambre, assez étroite et sans luxe, mais le lit est assez douillet. Je n’ai pas de lien, ni aux chevilles ni aux poignets.

Après quelques minutes, je me mets assis, la tête me tourne violemment, et je grogne de douleur. Je respire un bon coup, je me sens un peu mieux, mais j’ignore encore où je suis et avec qui ?

Dans la pièce où je suis, il n’y a aucun signe, ni drapeau, ni symbole, seulement des murs gris. La porte glisse dans un léger sifflement, je découvre avec stupéfaction la personne qui entre.

« Alors, vous allez mieux ? »

« Tu es vivante ? »

Elle me sourie, l’infirmière de Colonie est juste devant moi. Je me frotte les yeux.

« Je suis en vie mon ami, même si je vous ai laissé dans une situation plutôt mauvaise. »

« Tu n’es pas infirmière, j’en suis sûr. »

Elle s’assoie à mes côtés, je me masse les tempes, mon cerveau et mes nerfs sont encore douloureux.

« Je suis effectivement plus qu’une infirmière, et je dois vous avouez une chose. »

« Quoi ? »

« Votre mission est un succès ! »

« Quoi ? » Je ne comprends rien, je la regarde sans trop y croire. « Ma mission ? »

« Oui Marines, les données cryptées sont arrivées entre les mains du Marshall, il vous attends dans la salle de réunion, avec d’autre personnes. »

« Vous êtes de la Fédération ? »

Elle pose sa main sur la mienne et me tire en avant, me forçant à me mettre debout.

« Venez, je pense qu’on vous donnera les explication nécessaires. »

Sans vraiment comprendre, je la suis dans les couloirs sans vie ni tableau, il n’y a rien d’autre que le bruits de nos pas qui résonnent. Il règne une atmosphère que je juge dérangeante, mais apparemment, cela ne dérange pas l’infirmière.

Elle s’arrête et pose sa main et son œil sur un appareil d’identification, je suis surpris, une telle sécurité pour une base vide. La voix robotique annonce d’une voix neutre.

« Code génétique accepté et reconnu, Lieutenant Fays bienvenu. »

D’un coup, je lui lâche la main, il y a comme un déclique dans ma tête. Je salue militairement le soldat que j’ai devant moi, mon supérieur.

« Pardonnez mon insolence Lieutenant, je me serais comporté autrement si j’avais su ! »

Elle me regarde un peu surprise.

« Marines ? Que vous arrive-t-il ? »

« J’accepterais les sanctions que vous jugerais bon de m’infliger pour mes multiples manquement d’étiques et mon insolence ! Je vous prenais pour une civile. »

Elle secoue gentiment la tête.

« Ne soyez pas si stricte Marines, je ne suis pas offensée. »

Je ne comprends pas son attitude, mais maintenant je serais plus attentionné à mes propos.

« Je vous remercie lieutenant, je surveillerais mes propos dès à présent. »

Je la salue à nouveau, je ne saurais dire, mais elle à l’air déçue. Elle me regarde, me salue, puis passe enfin la porte.

La salle de réunion est assez longue, une table d’acier simple, avec quelque poste holographique, une carte en hologramme, et un ordigref, pour les comptes rendus.

Simple et efficace, sans fioriture, le genre que j’aime.

Avec le lieutenant, il y a deux autres hommes, et également un hologramme indistinct, dans un halo bleu vert.

La femme, sans autre forme de protocole, m’annonce d’une voix enjouée.

« Voilà le Marines qui a permis la récupération des données cryptées, il a aussi déjoué les plans de Banners. »

Les hommes se tourne vers moi, sourire aux lèvres. L’un d’eux, le plus grand, plus sec, le plus blanc, il a l’air d’un haricot vert un peu fané. Ses cheveux court et gris lui donne l’air sévère malgré tout.

« Je suis le Commandent Anders, j’ai eu vent de vos exploits, et je suis heureux de vous savoir vivant. »

Je salue, selon le protocole.

« Commandant, c’est avec honneur que j’ai servi la Fédération Terran et rempli la mission selon les ordres. »

Il me regarde, un peu surpris, mais continue.

« Ne soyez pas si protocolaire Marines. »

« Désolé Commandant, j’applique le protocole nécessaire et obligatoire dans une telle situation, je ne veux pas commettre d’autres bévues. »

« D’autres ? »

« J’ai malheureusement, sans le savoir, manqué plusieurs fois de respect au lieutenant Fays, par mes propos et mes attitudes, j’accepterais toutes les sanctions que vous jugerez nécessaires. »

Je salue à nouveau, maintenant, je me sens mieux : tout est dit !

Le commandant Anders me regarde, et me propose, d’une voix sympathique.

« Laissons cela de côté mon ami, et asseyez vous, je pense que vous devez avoir quelques explications. » Il me désigne le deuxième homme. « Voila le Marshall Garvers et… »

Je bondis de mon siège, et salut plusieurs fois cet homme, à l’aise dans un ensemble bleu sombre, une casquette bleue et un cigare éteint aux bouts de ses lèvres rouges.

Il est un peu rond de tête, plus petit et plus large que le commandant.

« Marshall Garvers, je suis heureux de vous savoir en vie, j’ai vainement tenté de vous rejoindre, mais il y a eu des complications. »

Gêné, le Marshall me souri, serrant entre ses dents son cigare.

« Allons, allons mon ami, prenez place, nous allons vous raconter une histoire. »

« Une histoire ? »

Je ne comprends plus vraiment tout ça, les choses se compliquent, et moi je n’aime pas le compliquer.

« Oui, une histoire passionnante. »

« J’ai bien peur que le temps nous manque, allons droit au but commandant. »

Cette voix étrange, comme venu de l’intérieur de moi-même, semble venir de l’hologramme. Je me sens soudainement moins confiant, comme si un œil aveugle me scrutait depuis l‘intérieur.

« C’est quoi cette voix ? »

«Hum, vous l’avez entendu ? »

Je crois qu’il se moque de moi, mais visiblement, les gradés sont sérieux, et ils me fixent avec perplexité.

« Oui, une voix étrange, qui vous… »

Je secoue la tête, et me détend, j’ai sûrement rêvé, j’ai encore des douleurs, et mon corps et mon esprit ne sont pas très frais. Je fais un signe, invitant le commandant à poursuivre.

Je prends alors place, sans avoir vraiment tout compris la situation : qui sont ces gens ?

« Bien, comme vous l’avez déjà devinez, votre mission n’était pas une simple mission de récupération, il y avait derrière une façade simpliste, un véritable enjeu. »

Il me regarde, se mettant assis à mes côtés, le lieutenant Fays également.

« Je me doute qu’il y a quelque chose, cette mission est devenue très compliquée d’un coup. »

Il me met une main amicale sur l’épaule, et le Marshall mâchouille gentiment son cigare, il a l’air détendu. Les deux hologrammes sont à présent silencieux.

« Je me doute, les félons n’ont pas du beaucoup apprécié votre survie. » Il ri. « Elle n’était pas prévue, votre survie. »

« Ah bon ? »

« Oui, nos ennemis n’ont pas beaucoup apprécié que nous enquêtions sur Colonie, d’ailleurs leur réplique a été sanglante, ils ont piégés leur transporteur, il a explosé et les zergs ont été lâchés sur vous. »

« Quoi ? Lâchez ? »

Je serre le poing et me lève en grimaçant.

« QUOI ? »

Le commandant me calme, et continue d’une voix posée.

« Oui, nos ennemis sont organisés et ils possèdent de nombreuses ressources. »

« Je comprends toujours pas ! Comment on peut lâcher des zergs ? »

Je sens la colère faire diminuer ma douleur.

A son tour, le Marshall prit place autour de la table, les deux hologrammes se redressèrent un instant. Il mâchouille son cigare puis me demande.

« Vous savez quelque chose sur un dénommé Samir Duran. »

« Le super traître ! L’homme à détruire, un ennemi de la Fédération Terran. »

« Oui, je sais ce qu’en dise les programmes Fédéraux, mais la réalité est un peu différente, même si Samir est un traître, savez vous pourquoi ? »

« Non, il a trahi les Terrans et la Fédération. »

En quoi le fait d’en savoir plus était important : trahir est suffisant pour mourir !

« Eh bien, Samir Duran travaillait pour son compte, il cherchait à produire une race ultime, il a même trahit Kerrigan. »

Cette fois, je me m’éloigne de la table, fixant toutes les personnes présente : tout ceci devient trop dangereux, trop étrange je préfère ne pas être mêlé à de telles histoires !

« Je préfère ne pas en savoir plus, il a des histoires qu’il vaut mieux fuir. » Je les remercie. « Merci, je préfère être déposé sur une planète de la Fédération, je resterais simple Marines. »

« J’avais raison, cet homme est un simple soldat, il n’a guère de place dans un univers complexe comme le notre. »

L’hologramme étrange a raison, il m’a percé à jour.

« La voix bizarre à raison, je ne suis pas à ma place ici. »

« Voix bizarre ? » L’hologramme paraît surpris. « Je suis un protoss humain, il est normal que ma voix vous paraisse étrange. »

Je me fige un bref instant, j’ai entendu des histoires assez horribles sur la race des protoss, je préfère ne rien laisser voir.

« Bon, peut importe, je dois partir, je dirais rien à personne, mais réfléchir c’est pas mon trucs, je suis un Marines. »

La femme paraît déçue, le Marshall hoche la tête, son cigare toujours éteint, le Commandant soupire.

« Bon, si c’est votre choix, je ne peux pas m’y opposé, mais dans tous les cas, je vous remercie, au nom de notre comité, des efforts que vous avez fournis lors de cette mission. »

D’un coup, un troisième hologramme s’allume, me coupant la parole ma réplique.

« Ici Raynor, envoyez moi du renfort sur Pandigra, j’ai peur que les choses se soient passablement compliquées. »

« D’accord, de toute manière nous partions pour Harmuis, y déposer un de vos confrères, un fier Marines de la Fédération. »

« Dépêche toi au lieu de parler Andrew, tu es commandant alors commande ! »

Le ton acerbe et autoritaire me surprend, mais le commandant ne semble pas s’en offusquer, il sourit même.

« Okay Jim, ne t’énerve pas, j’envoie le lieutenant Fays et son équipe, ils reviennent de la base de Banners, ils sont prêts. »

« Et Banners ? »

« Il est mort Jim, notre cher Marines nous l’as envoyé ad patres ! »

« Bien joué, cet homme est un atout majeur pour nous, j’espère qu’il va rester, ici Raynor terminer. »

J’en crois pas mes oreilles, ni mes yeux : une légende vivante là !

« C’était Jim Raynor ? »

Je suis complètement sous le choc, je croyais qu’il était mort, je n’arrive pas à y croire !

« Oui, c’était lui, il est un des membres imminents de notre cher Agence. »

« Une Agence ? »

« Oui, nous sommes une agence indépendante, nous sommes un peu les gardiens de la fédération, sans être avec, mais sans être contre, nous veillons aux biens des autres. »

Le commandant Anders à l’air ravi de la situation.

« Et Colonie ? »

« Oui, il y a des dissidents, un groupuscule qui œuvre contre la Fédération, mais qui agit de l’intérieur, ils sont à la solde de Samir Duran, et parfois de Kerrigan, nous sommes en grave danger, et parfois, nous avons besoin de personnes exceptionnelles. »

La jeune femme lieutenant se rapproche à son tour.

« De personne comme vous Marines ! »

« Moi ? »

Le commandant et le Marshall me regardent, et la voix bizarre, celle du mystérieux protoss me surprend.

« Alors décides toi humain, Raynor et Phénix sont en danger, il faut les secourir ! »

Je n’hésite plus : on refuse pas d’aider un Marines, encore moins Jim Raynor !

« D’accord, je viens avec vous. »

Capitaine, ais-je pris la bonne décision ?

Après tout, cette décision est logique, c’est la continuité d’une telle mission, et puis j’aimerais savoir ce que contienne les données.

« Je vais aider Raynor, ensuite vous me raconterais tout ? »

La jeune femme est tout sourire.

« Je vous parlerais dans le transport, venez. »

Le Marshall et le commandant s’inclinent légèrement, les deux hologrammes aussi, il y a un léger sentiment de bien être qui m’envahit. « Alors allons y ! »

« Oui, je vais vous montrer l’armurerie ! »

« Bonne idée. »

Je m’élance dans le couloir, devant, la jeune femme paraît heureuse de partir au combat, je suis également assez satisfait.

Quelque part je change, j’apprends petit à petit à m‘interroger sur le pourquoi des choses.

Je pense que le capitaine y est pour quelque chose, au fond, tout ces phrases n’ont-elles pas un double sens ?
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