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Titre

Récits StarCraft II des joueurs


Status : En cours d'écriture
Histoire : Entre deux ombres
Auteur : Iric
Chapitres : 1 - 2

Chapitre 2 : Le Fugitif

SPATIOPORT – TARSONIS
22h34


« Voici le Fugitif, commandant. »

J'en restais sans voix. On m'avait guidé jusqu'au hangar où était stationné mon nouveau vaisseau. Je devais partir dans quelques heures, on m'avait dit, le temps de finir les préparations. Je pensais à des chargements, des révisions, des derniers réglages, mais sûrement pas à des réparations si importantes. Des grues élevaient des plaques de titanes de plusieurs dizaines de mètres carré pour combler les nombreuses brèches constituant toute l'aile gauche du vaisseau. Je crus un moment que c'était une blague.

« Capitaine, j'adore votre sens de l'humour. Mais où est mon vaisseau ?
- Commandant. C'est... le Fugitif.
- Vous voulez rire ?! C'est une vraie passoire ! Je ne sais pas comment vous l'avez amené ici, mais...
- Nous l'avons remorqué depuis la station de recyclage orbitale. Il devait être démantelé, jusqu'au début de la guerre.
- Il n'a plus de moteur ?
- Si, si, ils avaient été changé il n'y a pas si longtemps que ça... C'est juste que le vaisseau n'était pas pressurisé et que les circuits inertiels étaient hors service.
- Pas pressurisé ?
- Pour tout vous dire, nous voulions le ramener ici sans aide supplémentaire, mais un incendie a dévasté la passerelle lors de l'opération, réduisant la majeur partie des circuits à néant. Dès lors, le vaisseau fut dépressurisé pour éteindre l'incendie, et impossible à un équipage, même en combinaison, de l'amener ici.
- Et vous voulez que je commande ce tas de ferraille, capitaine ?
- Il est en étant de voler, commandant – le capitaine éclata d'un petit rire – Ne vous inquiétez pas, nous l'avons remis presque à neuf. Tous les systèmes primaires sont opérationnels, seulement quelques systèmes secondaires sont hors service, tel que les communications sub-spatiales, mais vous aurez le temps pendant le trajet de les réparer. Ah oui, plusieurs compartiment ont été condamné, ils nous étaient impossible de réparer la coque dans les temps, nous vous avons laissé le matériel nécessaire pour finir les réparations.
- Presque à neuf ? Donnez moi le registre, et fichez le camp ! »


Je signai le registre et le lui jetai à la figure. C'était se foutre du monde. Une épave. Oui, une épave ! Voilà avec quoi je devais me battre, et défaire mes ennemis. Oui... ils mourront... mais de rire en voyant cette épave engager le combat.

Les étincelles fusaient de toute part, inondant le hangar de lumière. C'était un spectacle incroyable, voir spectaculaire, ou encore hypnotisant... pour un vaisseau sortant de l'atelier. Mais ici, c'était pitoyable. Cette obsession de vouloir redonner vie à un vaisseau en morceau était vraiment affligeante. C'était comme essayer de réanimer un cadavre. Laissez le mourir en paix !

Je traversai le ponton pour accéder au vaisseau. Je me préparai intérieurement à être choqué. Traversant le sas, j'évoluai dans un espace jonché de câbles, qui pendaient depuis le plafond. Les murs étaient à plusieurs endroits découpés, les plaques posées à même le sol, laissant apercevoir des entrecroisements de câbles rafistolés, coupés, noircis voir fondus par la chaleur de l'incendie. Il s'était donc étendue bien plus loin que la passerelle.

Je continuai d'avancer quand j'atteignis enfin la passerelle. La porte avait été enlevé, et je dus passer au-dessus d'une sorte de pilier qui soutenait l'encadrure de la porte. De nombreux techniciens travaillés d'arrache-pied pour remettre les circuits en état. Je m'avançai lentement, consterné pas l'ampleur des dégâts. La majeure partie des outils avaient complètement fondu. Les murs de la salle étaient entièrement noircis, recouverts de suies, mais plusieurs hommes s'attardaient à nettoyer ces saletés. J'étais trop subjugué par tout ça, que je fus surpris quand le lieutenant de quart hurla.

« Le commandant est sur le pont ! Garde-à-vous ! »

Tout l'équipage présent arrêta immédiatement leur travail, se levant et saluant leur commandant. Personne ne bougea. Je m'avançai, les regardai un par un, puis me tournant vers le lieutenant de quart, je les renvoyai à leur tâche.

« Bienvenue à bord, commandant. Je suis le lieutenant Muchenko, je serai votre second. »
- Merci. Comment avance les travaux ? On m'a informé que le vaisseau était prêt à décollé.
- Essayez de jeter un oiseau du nid, sans ses ailes, et vous verrez s'il vole, mon commandant. - Muchenko me regarda et me sourit. Il me plaisait bien - Enfin, oui, il vole, mais il ne faudra sûrement pas le pousser à sa vitesse maximum. Pas plus que soixante pour cent en vitesse subluminique. Les moteurs supraluminiques sont opérationnels à cent pour cent, au moins une bonne chose.
- Quand est-ce que nous serons prêt à partir ?
- Techniquement, nous sommes prêt, mais il serait suicidaire de nous envoyé immédiatement. De nombreux compar...
- Lieutenant, je ne vous ai pas demandé de donner votre avis, seulement si ce vaisseau était prêt à décoller ou non. » Je l'avais dit d'un ton des plus froid. Je le regrettai mais je ne pouvais pas m'excuser devant tout le monde. J'avais besoin d'un peu de repos. « Il est opérationnel mon commandant.
- Merci, vous pouvez disposer. Faites ce que vous avez à faire... Ah oui lieutenant, où sont mes quartiers ?
- Je vous les ai indiqué sur ce PDA. »

Saisissant l'objet, Muchenko se détourna et retourna à son travail. Je devais être vigilant face à mon comportement. Certes, je n'avais aucune raison de m'excuser, mais il était clair que si je ne me faisais que des ennemis, ce serait encore pire.

Le PDA en main, j'observai la direction à prendre. J'étais assez loin de mes quartiers apparemment. Je pris un premier ascenseur, puis un second, avant d'arriver enfin dans le couloir des officiers. De là, après plusieurs minutes de marche, je parvins au fond du couloir. Il était assez drôle de voir la différence de ton entre le vaisseau en général, et le quartier réservé aux officiers. Les murs étaient peints, même si celle-ci datait, d'une sorte de beige-gris. Des lampes rétros étaient accrochées aux murs, donnant un air vieillot mais aussi luxueux. C'était d'ailleurs le seul endroit où tout fonctionnait, et que rien n'avait été éventré... Enfin presque...

La porte de mes quartiers était composée d'un lecteur digital. Lui n'était pas encore fonctionnel. Ouvrant la porte, j'observai les nombreux cartons posaient à la va-vite, et souvent malmenés : de nombreuses brèches faisaient état de leur transport pitoyable et les morceaux de verres sur la moquette montraient également qu'on avait pris aucune précaution pour les entreposer. Pénétrant lentement, je pris le temps d'essayer d'apprécier ces nouveaux quartiers. Un lustre était accroché au plafond. Il était en cristal, et avait bien plus de cinquante ans. Le cristal était éméché, par-ci, par-là, réfléchissant la lumière dans de nombreuses directions. C'était très beau à voir. Les murs étaient tapissés d'un papier peint de couleur identique au couloir. Plusieurs lampes rétros étaient posées sur différentes tables ornant la pièce. Ce côté spacieux me plaisait beaucoup.

Un objet sortant de l'ordinaire attira immédiatement mon attention. Il s'agissait d'une babiole, une sorte de cristal luminescent entreposé là depuis de très, très nombreuses années, au vu de la couche de poussière le recouvrant. Je le saisis, le nettoyant, puis j'inspectai sa surface. Ne voyant rien d'autre que sa couleur bleu, je décidai de le reposer, quand, je ne sais pourquoi, me vint l'idée d'effleurer la surface du bout des doigts. Je fermai les yeux et laissai mes sens faire le reste.

D'abord, je ne sentis rien de plus que la surface douce de l'objet, puis me vint une drôle de sensation, comme une aura chaude, réconfortante, prenant part de mon corps, m'apportant un immense bonheur intérieur, j'oubliai tous mes problèmes. Je me sentais totalement en sécurité.
L'interphone bipa une fois... deux fois... trois fois, quand je sortis enfin de mon état de transe. Je rouvris les yeux, et observai le cristal luminescent brillait encore plus qu'avant. Mais cette fois, il n'avait plus la couleur bleu azur, mais plutôt une couleur orange, d'un ton coucher de soleil. Je le reposai sur son réceptacle, et activai l'interphone.

« Commandant, ici le lieutenant Muchenko. Votre présence est demandée sur le pont.
- Par qui ?
- L'amiral Durance, il souhaite s'entretenir avec vous avant votre départ.
- Manquait plus que ça... J'arrive. »

L'interphone crépita. Je sortis de mes quartiers et me rendis sur le pont.

Arrivant, je constatai qu'il y avait toujours autant le bordel, aucun autre mot ne me venait à l'esprit.

« Lieutenant ! – j'allai m'asseoir sur le siège de commandement – Passez moi l'amiral.
- Communication engagée mon commandant ! »

Tous les écrans s'éteignirent brusquement, arrêtant momentanément le travail des techniciens. Puis tous les écrans ne firent plus qu'un et l'image de l'amiral s'afficha. Toujours aussi grand (et con), il affichait un sourire hautain, et j'allai lui faire une sale réplique, quand je me souvins de Jack. « Bon sang Richard ! Tiens tes propos, merde ! » Je me contentai de sourire.

« Que me vaut votre visite amiral ?
- Je souhaitais voir où vous en étiez dans les préparatifs. - son sourire m'agaçait vraiment -
- Il semblerait que nous soyons presque fin prêt à prendre le départ, enfin, si le vaisseau résiste à une entrée dans le vide spatial.
- J'ai toute confiance en votre équipage commandant. - il souriant encore, et encore, quel enfoiré ! – Si je suis là, ce n'est pas juste pour ça. Voici vos ordres. »

L'écran bascula subitement sur l'ordre de mission. Une planète s'afficha. Elle semblait dans sa grande partie recouverte de forêt. Quelques étendues d'eaux minimes étaient visibles aux deux pôles. Il ne semblait pas y avoir grand intérêt à se rendre là bas. Puis soudainement, la table des opérations tridimensionnelles au centre de la salle de contrôle s'activa, projetant également l'image de la planète, ainsi que de son système.

« Commandant, voici votre objectif. Selon nos sources, le combinat Kel-Moran cacherait un laboratoire secret sur cette planète. Toujours selon nos sources, il se trouverait aux coordonnées suivantes. »

La planète pivota rapidement sur elle-même, puis un gigantesque zoom afficha une minuscule partie de la surface de la planète, recouverte de forêt, au niveau de l'équateur. Sur la table d'opération, un point rouge clignotait sur la planète.

« Je ne vois rien d'autre que de la forêt, amiral. Vous êtes sûr que cette planète renferme un laboratoire ? Elle est en dehors du territoire Kel-Moran. Il est rare qu'ils s'aventurent hors de leur territoire.
- Évidemment que vous ne voyez rien ! Vous croyez qu'ils vont mettre un panneau « Bienvenue ! Ici se trouve notre laboratoire secret, vous venez faire un tour ? ». Je veux que vous vous rendiez sur cette planète et découvrez ce qu'ils cachent. Vous partez immédiatement !
- A vos ordres, amiral. »

La communication se tut, et chaque écran réafficha ses informations habituelles. Je détestais cet homme. Je voyais encore son sourire. Cependant, je ne comprenais pas pourquoi on nous envoyait dans un tel endroit. On avait besoin de tous les vaisseaux sur le front.

« Mon commandant. J'ordonne le départ ?
- Je vais m'en occuper, lieutenant. Vérifiez qu'il ne manque rien.
- A vos ordres ! - Muchenko se retourna et sortit du pont -
- Qui s'occupe des com's ici ?
- Moi, commandant.
- Quel est votre nom soldat ?
- Sergent Connor, mon commandant !
- Bien, sergent, mettez moi en communication avec tout le vaisseau. »

Configurant son ordinateur, un grincement dans les hauts-parleurs indiqua l'activation. Je me levai de mon siège, activant l'interphone de mon siège.

« Ici le commandant Richardson. Préparez-vous au départ, nous partons immédiatement. Je veux chaque homme à son poste ! »

D'un signe de la tête, l'officier désactiva les com's. Je me retournai vers le lieutenant, qui pénétrait sur le pont.

« Tout est fin prêt mon commandant.
- Excellent. Entrez les coordonnées, et ordonnez le départ.
- A vos ordres ! Officier de navigation ! Désamarrez nous de cette station !
- Pont dépressurisé, désamarrage en cours. Allumage des moteurs subluminiques.
- Entrez les coordonnées et préparez-vous à ouvrir une fenêtre d'hyperespace.
- Coordonnées entrées mon lieutenant ! »

Muchenko se tourna vers moi, me regardant, n'attendant plus que mon dernier ordre pour entrer en hyperespace. Je lui fis signe de la tête.

« Ouvrez la fenêtre.
- Activation des moteurs supraluminiques, ouverture de la fenêtre ! »

Le vaisseau se désengagea lentement de la station, activant ses moteurs subluminiques, il s'éloigna progressivement de Tarsonis. Puis, l'espace se rompit sur lui-même, et le vaisseau disparut dans un éclair bleuté.
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